IVG de confort

Bon, relativisions : nous sommes en période électorale. Et comme à chaque fois les candidats se croient obligés de dire tout et son contraire, de promettre monts et merveilles, de ratisser large la gogosphère de leur électorat putatif. Perso, je m’en fous, je suis abstentionniste et pêcheur à la ligne.

Mais là, je viens de lire des propos d’une candidate qui refuse le remboursement de l’avortement dit « de confort ».  Merdalor !

IVG de confort

dessin Reiser (forcément)

De quel droit, moi, j’ai le droit d’en parler, alors que je suis un mec, muni d’une coucou-tu-veux-voir-ma ?

Parce que celle qui avorta je l’ai vue, parce que je la connais. C’était il y a longtemps, elle était toute jeune. Pas Aurélie-n’a-que-16-ans, comme le chante un philosophe guadeloupéen, mais presque. Presque.

Elle est là, toute conne, toute petite, toute perdue, avec ce foutu test de grossesse à la main. Et je suis là, à côté, encore plus con, mais elle est toute seule dans son dilemme.
Et toute seule elle sera pour aller au planning familial, avec des affiches de beaux bébés joufflus bien culpabilisants plein les murs. Et toute seule elle sera pour affronter docteurs et infirmières et les « vous êtes sûre…? » « vous savez il y a des aides… ».

Et toute seule elle sera pendant l’opération, avec sa douleur, sa peine, sa tristesse infinie, sa honte, son angoisse. Et sans aucun putain de confort !

Et puis les années passent, beaucoup d’années. On oublie. Enfin, j’oublie. Un soir elle se met à pleurer, je me dis c’est la pluie, l’automne, le spleen, des trucs de gonzesses, quoi.

« Qu’est-ce qui t’arrive ? »

« Tu te rends compte ? Il aurait 8 ans…. »

C’est du confort ça ?
Vous pouvez troller.

 

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30 commentaires à “IVG de confort”

  1. Sophie 31 janvier 2012 à 20h48 #

    Je pourrais être la mère d’un(e) ado de 16 ans aujourd’hui. Ca n’était pas une IVG, une IG accidentelle que j’ai vécue comme une bénédiction, parce que j’aurais dû avorter, raisonnablement, mais je n’avais pas trouvé la force.
    Parce qu’une IVG, quand t’as 20 ans et que t’es en couple, t’as l’impression qu’on te la reproche… T’aurais pu faire attention, merde. Et puis t’as un boulot, maintenant t’assumes.
    Sauf que t’as pas forcément envie de raconter que tu veux avorter parce que ton mec a décidé que tu étais plus sympa qu’un punching ball.

  2. Fred 31 janvier 2012 à 21h13 #

    Et l’holocauste de confort y’a moyen ? Ou la peine de mort de confort ?

    • Bertrand 27 mars 2012 à 17h44 #

      C’est plus que moyen comme remarque. Autant je pense que l’avortement doit être un acte réfléchi que lancer ce genre de remarque est franchement déplacé.

  3. fee_lait 31 janvier 2012 à 21h15 #

    Merci de rappeller qu’un avortement n’est pas un « confort » mais une décision généralement prise avec difficiultés.

  4. Fred 31 janvier 2012 à 21h16 #

    Quand on voit que des gens galèrent pour avoir un enfant, et que beaucoup de battent contre la madie, j’ai la nausée vis à vis de l’IVG

    • Laëtitia 9 mai 2013 à 21h37 #

      Je sais parfaitement que le monde est injuste. J’y ai pensé pendant mon IVG. Mais ce n’est pas parce que des femmes ne peuvent pas avoir d’enfants que des femmes doivent accepter un enfant qu’elle ne voulaient pas. Je sais parfaitement que c’est injuste. Mais certaines femmes, comme moi, n’ont simplement pas le choix. L’IVG est un droit.

  5. Lili 31 janvier 2012 à 21h59 #

    On à le droit à un joli troll qui donne un argument qui n’a rien a voir… Parce qu’il y a des gens qui n’arrivent pas avoir d’enfant, les autres ne doivent pas avorter ? Ça marche aussi pour : quand je pense qu’il y a des gens qui partent en vacances tous les mois alors que moi je n’ai pas les moyens ? Interdisons vite les vacances !

    Bref, pour répondre (intelligemment) a Dugomo, je trouve que déjà, tu as le droit de t’exprimer même si tu as des attributs qu’une femme n’a pas. Une IVG n’est jamais facile c’est l’évidence même et donc n’est jamais confortable. Je n’ai jamais eu recours à cela, je n’espère n’avoir jamais à faire ce choix. Mais les accidents arrivent, parfois on a beau faire attention, ça passe. J’ai déjà réfléchi à la question, je me suis torturée sur le fait d’avoir peur justement de le faire cette réflexion : tiens, aujourd’hui il aurait tel âge… Employez le mot « confort » pour ce type d’intervention est honteux.

    Mais ce qui me choque le plus, ce n’est même pas le débat pour ou

  6. Lili 31 janvier 2012 à 22h05 #

    J’ai fait ma blonde…

    Je continue, ce qui me choque est de derembourser l’IVG, selon des critères très subjectifs (ton IVG est-elle indispensable ou est-ce un caprice ? Je me pose le même genre de question avant de m’acheter un sac à main tiens) et donc de pénaliser les pauvres. Ce qui est grave, c’est de dire que l’IVG est un droit, oui mais un droit que seul les classes aisées pourront s’offrir. Paradoxalement, quelqu’un qui n’a pas les moyens de payer un avortement, a-t-il les moyens d’élever un enfant ? J’en doute…

    Alors bravo Marine, si tu veux augmenter le nombre d’abandon ou pire, de congélation, de bébés, tu ne pouvais pas t’y prendre mieux…

  7. la.marie 31 janvier 2012 à 22h24 #

    ce n est pas nouveau ce que dit marine, je ne cautionne pas mais ce n est pas nouveau…il y a et il y aura toujours des gens contre
    que dans d autres pays européen, l IVG est interdite
    je n y ai jamais eu recours (et j espere ne jamais prendre la décision) mais la seule personne que je connais (en tout cas où je sais qu elle y a eu recours) c est une gamine de 17ans enceinte de son père… (les joies d être éduc ^^ »)
    ce que cette jeune en retire c est qu elle a droit d avorter encore 2fois…
    ce que j en retire, ce qu après une IVG, il n y a pas d aide psychologique, que le personnel du planning familial à tout fait pour qu elle n avorte pas (mais il n était pas au courant de la situation)
    et je crois que les gens contre l IVG oublie que certaines le font pas parce qu elles ont « baisé » a tout va mais elles ont été violées !!!! et dans ce cas, c est un IVG « normal » ou quand même de « confort »?

  8. Fred 31 janvier 2012 à 22h25 #

    Le problème est la vision purement égoîste du fait d’avoir un enfant.

    De mon côté je suis si heureux que mes parents n’aient pas choisi l’avortement. Je vousinvite à y réfléchir un instant. notre vie peut être suspendue à une décision hâtive…

    Je suis pas un troll, ni un fasciste pro life. Je comprends la difficulté qu’une grossesse innatendue peut engendrer. Cependant, je pense qu’ à une époque où l’avortement était moins « facile » on prenait un peu plus ses responsabilités.

    Je parle comme un futur papa au chomage. Mon futur bébé n’y peut rien si je suis sans emploi. Il n’a rien demandé. Une vie n’est, selon moi, jamais rien d’autre un cadeau. Plus difficile à assumer pour certains que pour d’autres.

    • la.marie 31 janvier 2012 à 22h27 #

      et être violée c est une décision égoiste?

    • LaNe 1 février 2012 à 11h58 #

      « je pense qu’ à une époque où l’avortement était moins « facile » on prenait un peu plus ses responsabilités. »

      Ma réponse est ici. Bonne lecture
      http://www.thestagedoor.fr/2012/02/01/ivg-de-confort/

    • Laëtitia 9 mai 2013 à 21h44 #

      Je pense qu’il est mieux d’élever un enfant quand on est dans une situation stable, pas quand on va aller à l’université. Ce genre de situation existe et, pour ces filles, c’est leur vie qu’elles sauvent.
      Ils y a beaucoup d’autres cas comme lorsque la femme est punching ball par exemple. Elever un enfant dans de telles conditions est impossible.

  9. Fred 31 janvier 2012 à 22h31 #

    oui le viol est chose horrible ! Je suis d’accord. Mais je reviens sur ce que j’ai dit : l’être qui a été conçu et qui va être détruit… c’est terrible. Le père porte pour moi toute la culpabillité (au passage, je serai dans ce type de cas en faveur de la castration chimique de ce mec). Je trouve cependant que l’appellation « Ivg de confort » ressemeble à « oh non pas maintenant, pas un gosse, j’étais si tranquille ». Honteux !

    • la.marie 31 janvier 2012 à 22h46 #

      alors le père est un violeur mais il faut quand même garder ce futur bébé? (c est ce que j ai compris en te lisant)
      chacun sa position sur la vie, mais entre offrir une vie (qui n est pas un cadeau pour tlm, l idée que la vie est belle…c est une conception que chacun a par rapport à ses valeurs, tlm n a pas la même :)) des plus horribles ou faire le choix de « détruire » un foetus (donc un être pas encore viable) sincèrement le choix est difficile…
      je pense qu on doit avoir le choix car ce n est pas un confort que l on demande mais vraiment un choix par rapport à la qualité de vie qu on peut apporter à un futur être vivant (rien à voir avec la tranquillité)
      tu es pour la castration mais contre l ivg? donc tu n es pas cohérent puisque c est l homme qui peut donner la vie…
      ensuite, chacun son point de vue, tu es content d être un futur papa tant mieux :) mais combien de père se barre en laissant seule la femme et le futur enfant? (lui il a le choix de pas assumer mais pas la femme?)

  10. Fred 31 janvier 2012 à 22h56 #

    Pour ta première question je n’ai pas de réponse. C’est difficile de savoir quel choix est le meilleur. Ce que je veux dire c’est que l’IVG n’est pas formcément la réponse évidente.

    Oui la castration, elle a pour but (toujours selon moi) d’éviter ces horreurs. Reconnaissons le, les violeurs sont malades et en aucun cas ne peuvent guérir. Ils peuvent juste essayer de se controler et quand on voit le taux de récidive je pense effectivement que c’est la solution. La castration dans ce sens n’est pas à proprement parler une forme de contraception, mais un moyen de « limiter les dégâts ». Je termine donc ce raisonnment en disant qu’il faut donc traiter le problème à la racine. Il vaut mieux employer un « vaccin » pour éviter d’en arriver à l’horreur.

    Et les mecs qui se barrent parce que leur copine sont des couilles molles. Là je suis intransigeant.

    • la.marie 31 janvier 2012 à 23h14 #

      l IVG dans quasi tout les cas n est jamais une décision facile à prendre :s
      oui et non, car si je suis ton raisonnement (je sais je vais aller loin ;)), tu serais pour l ivg si on peut savoir que le futur enfant sera un violeur/un psychopathe qui commet des horreurs?
      les erreurs existent et donc tous les gens accusés d horreur ne le sont pas forcement…
      quand c est reconnu par un médecin…peut être mais la aussi c est pas évident…rien n est fiable à 100%
      et tu dis que c est la solution, l ivg est parfois aussi la solution pour éviter des horreurs (ne pas pouvoir prendre soin de son enfant donc par la force des choses maltraitance, donc jugement, placement, souffrance…)
      ouais des couilles molles mais en même temps qui est dans la merde?

      en fait, je pense qu il faut laisser le choix car on ne sait pas ce que la personne vit, ce qu elle ressent et qu il ne faut pas oublier que tlm ne pense pas la même chose (chacun son point de vue et c est normal de pas tous penser pareil :)) et donc respecter le lourd choix de donner la vie ou de ne pas la donner sans juger :)

    • Laëtitia 9 mai 2013 à 21h48 #

      Certes je connais des femmes qui font ça comme un « confort » mais pour la plupart, ça reste une traumatisme. Elles gardent ça toute leur vie. C’est bien loin d’être un confort. Mais pour la plupart, c’est la seule solution. Sinon, elles l’auraient gardé. Si j’avais pu, je l’aurais gardé.

  11. Lili 31 janvier 2012 à 23h32 #

    Marie : il n’y a pas d’IVG « normale » et d’IVG « de confort », une fille qui s’est faites violer n’est pas plus excusable qu’une fille qui est victime d’un « accident ». C’est un droit que chacun peut prendre, peu importe pour quelle raison.

    Fred : évidemment je suis bien heureuse que ma mère n’ai pas avorté mais moi j’ai été voulu. Mes parents se sont toujours bien occupés de moi, ils ont fait des sacrifices pour moi, ils tueraient pour moi, du coup j’ai grandi sainement et sereinement. Crois-tu qu’une personne obligée de garder un enfant va lui offrir une belle vie ? J’ai un gros doute.
    Personnellement, je ne veux pas d’enfant, je n’aime pas ça, ça demande des sacrifices que je ne suis pas capable de faire et financièrement, nous ne sommes pas en mesure de subvenir à ses besoins… Je prends toutes les précautions contraceptives nécessaires mais je ne suis pas à l’abri de tomber enceinte, les bébés pilule ça existe. Si ça devait se passer, je suis bien contente d’avoir le droit à l’IVG. Je sais que j’aurais des remords, je sais que je m’en voudrais, que chaque année je me dirais « il a tel âge », que j’essayerais d’imaginer à quoi il/elle pourrait ressembler mais je préfère vivre avec ça que de mal traiter mon enfant en l’ignorant, lui en voulant, même inconsciemment, d’avoir gâché ma vie.

    Mais encore, pour moi c’est un autre débat, pour ou contre chacun à sa vision de la chose. Dans les paroles du FN, ce que je n’aime pas c’est l’autoriser mais pas le rembourser. Autrement dit, l’avortement n’est plus un droit mais un luxe. Donc soit tu vires ce droit, soit tu le laisse pour TOUT LE MONDE. Voilà la véritable atrocité dans ce débat.

    • la.marie 31 janvier 2012 à 23h39 #

      lili entre le « normale » et le « confort » c était de l ironie par rapport aux termes qu utilise le fn… (d où mes «  »)
      une ivg est une ivg peu importe les raisons de cet acte…

  12. davydepoche 1 février 2012 à 9h43 #

    Bonjour à tous,

    je pense que lon avorte pas pour le simple plaisir de le faire et quà part certaines rares personnes qui utilisent lIVG comme moyen de contraception, peu sont fières et satisfaites de le faire.

    La décision davorter appartient à tout un chacun selon sa vie et son vécu et personne na le droit de juger.

    Je finirai par une citation de Bedos que j aime beaucoup:

    Ceux qui sont contre lavortement, sont ceux-là mêmes qui sont pour la peine de mort.

    • la.marie 1 février 2012 à 11h49 #

      je pense pas que ca soit considéré comme un moyen de contraception (et si c était le cas elle est valable 3fois dans une vie, sauf si ca a changé depuis 2008)

      citation connue mais toujours très bonne à se remémorer 😉

  13. Dugomo 22 février 2012 à 0h07 #

    Merci à tous de vos commentaires. Je vais vous avouer un truc : j’ai la flemme de répondre à chacun. Voilà voilà.

  14. permis enfant 8 mars 2012 à 10h41 #

    un PERMIS pour avoir un enfant c’est ce qu’il faudrait!!!!!! en Europe la population devrait être civilisée avec tt les moyens qu’il y a le gouvernement devrait dire de stopper de faire des enfants ou du moins que ce soit quelque chose de réfléchi!!!les pêrsonnes les plus aptes à avoir des enfants en général c est sont ceux qui n’en ont pas ou qui n’en veulent pas car eux réfléchissent à leur avenir!

    • Dugomo 9 mars 2012 à 14h40 #

      Ce serait en effet une bonne idée. Quand on voit tous ces gens irresponsables qui se reproduisent alors qu’eux-mêmes sont incapables de gérer leur propres vies.

  15. Bertrand 27 mars 2012 à 18h36 #

    Ca y est, je viens de lire tous les messages (je pense que c’était la moindre des choses avant de poster à mon tour :))

    Pour ou contre l’avortement …

    Merci à Dugomo d’avoir ouvert cette tribune.

    Mon état d’esprit : Je respecte fondamentalement de toute vie. J’ai franchement du mal a « écraser une mouche » (ce n’est pas simplement une image lorsqu’une me gène, je la déplace mais je ne la tue pas) alors tuer un individu c’est quelque chose qui m’est impensable.

    Par contre, qu’en est-il de l’avortement ? A priori, sauf erreur de ma part, il s’agit d’extraire un organisme vivant avant qu’il arrive à maturité et selon des critères très précis. Donc, un avortement ce n’est pas un individu à proprement parler, tout juste l’embryon d’un individu.

    Je pense qu’il y a trois catégories qu’il faut bien dissocier pour faire le tour de la question :

    1/ Les handicapés
    Petite histoire : J’ai dans mon entourrage un handicapé, il a maintenant 30 ans, il n’est pas du tout autonome. Lorsque je pense à l’avortement, je pense à lui et je me dis « si a l’époque les moyens de détection l’avaient capté alors il n’existerait pas ». Forcément, comme j’ai passé d’agréables moment (tous relatifs) avec lui, forcément je me dis « ben tu n’aurais pas vécu ça, cette expérience ». D’un autre coté, cet individu est une charge importante pour sa famille et lorsque ses parents seront décédés, il va y avoir un « jeu de la patate chaude » pour les frères et sœurs. Donc j’en conclus que les handicapés c’est sympa, mais chez les autres, pas à la maison, pas lorsque l’on doit leur mettre un couche et les changer. Enfin, si l’individu en question avait été « avorté », il n’existerai pas, donc il n’y aurai pas de malaise à s’en occuper ou s’en débarrasser par la suite. Ainsi, pour l’avoir expérimenté personnellement, je suggère à tous ceux qui sont contre l’avortement, de faire un stage dans ces instituts spécialisés qui, chaque années, prennent en charge des dizaines d’handicapés qui ont été abandonnés par leur parents lorsqu’à l’usage ils se sont apperçu que finalement « c’est pas si bien que ça à la maison ». Mieux, en adopter un, les listes sont longue.
    Voici donc mon point de vue sur l’avortement des handicapés qui a mon sens doit et devrait être gratuit.

    Nota: J’accepterai volontiers de débattre sur CE sujet, lorsque la partie adverse sera en mesure de me présenter un certificat de stage de une semaine dans n’importe quelle ADAPEI de France, ou de Navare.

    1/ Les viols
    Un viol est par définition un acte non consenti. Donc, l’embryon ne l’est pas non plus. De part ce fait, je pense qu’il n’y a pas de discussion à avoir quand à son extraction. Par contre, lorsqu’on attrape un violeur, je serais d’avis pour une castration physique pure et simple. Comme cela il y aurait moins de récidivistes dans la nature.

    Nota : Quand bien même je n’ai pas subit ce genre d’outrage, avant de débattre sur le sujet, j’invite tout détracteur (ou trice) à subir ce genre d’outrage, a avoir un enfant qui en découle, et ensuite revenir poster ici.

    3/ L’avortement de confort
    Dans ce cas la personne consentante a eu un rapport consenti, bien ou mal protégé, il en a découlé un embryon.

    Pour ce cas là, qui basiquement n’est que la conséquence d’un acte volontaire, je refuse catégoriquement de payer. La société n’a pas à assumer les 3 minutes 45sec de plaisir d’une personne. Donc, la femme devrait le payer.

    J’ai lu un peu plus haut une remarque qui m’a fait bondir (en gros) « Il va y avoir plus d’enfants abandonnées ».
    Sur ce sujet, je trouve anormal que l’on puisse accepter d’un coté de faire payer à des pères des pensions pour leurs enfants qui vivent chez leur mère et que d’un autre coté, l’on puisse permettre à n’importe qui de laisser n’importe quel enfant à la charge de l’état. Je suis d’accord pour qu’il y ai des pensions pour les pères (j’en paie une moi-même) même si c’est elle qui part. Par contre, je pense que la personne qui abandonne son enfant devrait tout autant l’assumer et payer une pension elle aussi.
    Avec les moyens technique actuel, autant on peu avoir un embryon par « accident » (protégé ou nom) que ce n’est pas un accident que de donner la vie. Donc il faut l’assumer pendant au moins les 20 années qui suivent.

    Finalement, et sur le dernier point en particulier, c’est un peu facile de s’envoyer en l’air n’importe quand puisqu’après l’on est certainE qu’il n’y aura rien à assumer.

    A vous les studios

    • Balthus 23 février 2013 à 13h55 #

      « Pour ce cas là, qui basiquement n’est que la conséquence d’un acte volontaire, je refuse catégoriquement de payer. La société n’a pas à assumer les 3 minutes 45sec de plaisir d’une personne. Donc, la femme devrait le payer. »

      Entre payer un avortement et payer des allocations familiales, des pédiatres, etc… pendant des années, je me demande tout de même ce qui coûte le plus à la société (attention, je ne critique pas les allocs, loin de là). D’autant que pour certains enfants, l’avortement aurait été préférable, vu les conditions dans lesquelles ils sont élevés.

    • Laëtitia 9 mai 2013 à 21h57 #

      Honnêtement, je n’aurais jamais pu élever un enfant dans des conditions comme ça. Je vais à l’université l’année prochaine et, après un bac S, ça aurait été dommage de finir caissière au supermarché. Mon copain va aller en école d’ingénieur, il n’aurait pas pu, lui non plus, gérer un enfant. De plus, on aurait fait quoi ? Une garde alternée ? Si je finis à Nancy et que lui reste en Franche-Comté comment ça se passe ? Comment je continue mes études ?

      On s’est protégés, c’était un accident. Et je suis bien soulagée de ne plus avoir à paniquer pour de telles choses. Je pense presque toujours à ce qu’il s’est passé mais… il y a un âge à tout.

  16. Bertrand 27 mars 2012 à 18h37 #

    Waouh ! C’est long … 😀


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