L’impermanence
L’impermanence est un concept bouddhiste très simple à comprendre, et que je vais tenter de vous expliquer avec mes mots à moi.
Tout ce qui existe est soumis au changement, rien n’est stable. Tout ce qui nous entoure est en perpétuelle évolution. Tout nait, croit et puis meurt. Même le Soleil qui nous éclaire mourra un jour. Même l’amour finit un jour par se flétrir. Rien n’est fixe, rien n’est immuable, rien n’est acquis, rien n’est permanent. C’est l’impermanence de toute chose.
Nous en sommes tous plus ou moins conscients, et ça ne nous arrange pas du tout, parce que ça nous fait envisager notre propre impermanence, et donc notre mort prochaine. Et c’est la cause de la souffrance humaine.
Alors, pour conjurer l’horreur de cette échéance, on se gave de biens matériels, de richesses, de gadgets, d’honneurs. On se projette dans le futur, on fait des crédits, on fait « comme si » on allait vivre toujours, entouré toujours des mêmes objets et des mêmes êtres aimés. Des conneries inutiles et vaines qui ne retarderont en rien l’inéluctable.
(image : bonjourmadame.fr) D’habitude, pour illustrer ce genre d’article, on utilise une image du Bouddha ou une fleur de lotus. Je préfère une famapoil : d’abord, c’est vendeur. Ensuite, ça illustre parfaitement le propos : toute croquignolette qu’elle soit, elle vieillira, se ridera, finira pour mourir et être bouffée par les asticots.
Alors que faire contre l’impermanence ?
Rien, c’est comme Sega, c’est plus fort que toi. On ne lutte pas contre ce qui est inévitable et en perpétuel mouvement.
Au contraire, on l’accepte, on vit avec. On prend pleine conscience de l’impermanence et de la vacuité de toute chose, on relativise, et on ne se prend pas le chou.
On renonce à l’attachement, parce que s’attacher, c’est forcément souffrir (ne pas s’attacher ne voulant absolument pas dire se foutre de tout).
Et on profite de la seule chose qui existe vraiment : l’instant présent.
Carpe Diem, mon pote.
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14 commentaires à “L’impermanence”
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comment ne pas être entièrement d accord
)
en tout cas, plus je vis plus je suis détachée des choses/gens mais je suis souvent mal comprise :/ (certains pensent que je me fous de tout alors que non, je vis simplement l instant présent ^^)
ce n est pas simple de se détacher, mais il faut accepter que toute chose a une fin et ne pas en avoir peur (comme la mort, beaucoup en ont peur c est stupide car on le sait tous qu on va mourir c est juste qu on ne sait pas quand…c est peut être plus de ça qu ils ont peur?ne pas savoir à l avance…)
vivre l instant présent il n y a que ça de vrai même si c est pas simple, les choses de la vie font que l on prend du recul et ensuite on profite (même quand on est dans la m**** on essaye de garder le sourire et on avance
la.marie vient ici faire la promo de Comment la Musique m’a sauvée…
Bon, tout est simple en te lisant… sauf que dès que jai fini ce billet le bordel ambiant est revenu et mon cerveau est redevenu ce chaos (fécond) incompréhensible
Par exemple, la décence ou plutôt le refus de lattachement mempêcherait de te suggérer de me mettre dans ta blogoliste ?
Est-ce ma visiteuse du mercredi ou la jolie du jeudi qui ta inspiré une partie charnue de ce billet ?
Et ce dernier tiers provisionnel ? Et cette peine que je ressent en pensant à Bubulle, mon poisson rouge nain à pelage violet que jai retrouvé mort dans son bocal décoré en revenant de vacances un sombre aprés-midi de juillet 1977 ?
Rien de tout cela ne compte vraiment alors…
Enjoyons la gaudriole. Linstant présent? La carpe du jour.
Merci quand même, ça ma fait méditer un peu

Valvert vient ici faire la promo de Chanson d’automne, Paul VERLAINE #photo #sexy
Rah’, ou comment se faire arnaquer en venant sur le site après avoir vu l’image :/
Nan, blague à part, c’est quand même classe comme concept !
Bravo!
Même sans famapoil, jadhère à 100%.
Il y a tellement de pollution autour de nous (pas quenvironnementale) quon oublie parfois de savourer.
Cela dit, je mépanouis réellement depuis que je me suis installé dans une contrée fiscalement paisible, au milieu dune nature somptueuse.
Jai vécu à New York de 1990 à 1997, puis je suis reparti en 2008. Jai tenu 9 mois avant de repartir dans ma montagne. Terminé à jamais la vie de fou furieux à courir après une chimère.
LaurentB vient ici faire la promo de Le Black Hat SEO expliqué à Olivier Lévy
Tu n’aimes plus les famapoils Laurent ?
Dugomo vient ici faire la promo de Abstention et pêche à la ligne
La souffrance résiderais donc dans l’impermanence, avoir conscience que rien n’est éternel. Au final, il vaut mieux être à bien des égards inconscient (heureux le simple d’esprit …)
Je pratique, et je confirme :
accepter, c’est surtout accueillir tous les bons côtés que la vie n’arrête pas de nous offrir.
Alors, plus je le fais, mieux je me sens, et plus je continue.
Joli ton NDD

Dugomo vient ici faire la promo de Abstention et pêche à la ligne
@gwen « heureux le simple d’esprit … » c est exact, car ils se posent pas autant de questions « existentielles » donc sont plus heureux

la.marie vient ici faire la promo de Comment la Musique m’a sauvée…
vraiment dommage de renoncer l’attachement – même si on souffre on gagne des choses… des émotions uniques au moins…
Daprès cet article tout a une date de péremption…
Et bien heureusement non, tout n’a pas de date de péremption.
N’est ce pas -par ailleurs- la raison pour laquelle les écrivains écrivent, les politiciens politisent et les blogueurs bloguisent?
Beaucoup veulent laisser des traces, car par delà de leur mort, celles-ci resteront, les paroles s’envolent et les écrits….
Sans doute une facon de conjurer l’idée de mort et de rester en vie malgré soi.
Et lamor dans tout cela? heu…l’amour
il nait, se passionne, s’éteint, se duplique, se ravive et parfois, jamais ne s’éteint.
ahhh bordel! Aristote m’a bien eu!
Même tout ça a une date de péremption….
Dugomo vient ici faire la promo de Abstention et pêche à la ligne
Excellent. Très profond de vérité tout cela.
Bertrand vient ici faire la promo de Bonjour