François Mitterrand

Il y a des gens que je n’aime pas, mais à qui j’essaye de trouver des points positifs. Petit exercice de style avec Tonton.

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12 commentaires à “François Mitterrand”

  1. Christophe 17 mai 2010 à 14h56 #

    Sans compter le bordel qu’il a laissé derrière lui…

  2. Don Paglierone 18 mai 2010 à 13h48 #

    T’as pas plus frais comme poisson à nous servir? Si tu continues, tu vas finir par dire du bien du général De Gaulle.
    Pace e Salute

  3. Florence 19 mai 2010 à 16h18 #

    Moi je dis bravo. Oui, voilà. Bravo.

  4. Alex 25 mai 2010 à 12h07 #

    Très très bon :) !

  5. jcfrog 30 mai 2010 à 10h15 #

    bon ben la prochaine ce sera « je dis du bien du Maréchal ». Bon courage :)

  6. Antoine 8 juin 2010 à 0h19 #

    Ouf, j’ai eu peur en lisant le titre ! Finalement t’as eu du mal à en dire du bien de ce sinistre personnage…et c’est bien normal, je crois qu’il n’y avait rien de bien :-/

    PS: Le Pen facho, bon ça ça marche plus hein, on sait désormais que ce n’est pas un facho (ni un nazi d’ailleurs)

  7. freeflyer 17 juin 2010 à 11h13 #

    je ne savais pas que c’était lui qui avait sorti Le Pen.. je pensais que c’était les médias qui avaient fait ca, à l’époque..

    • Dugomo 24 juin 2010 à 10h45 #

      Les journalistes font là où on leur dit de faire 😉

      Zut, je ne dis pas du bien, là… Il va falloir que je me rattrape en disant du bien des médias. Pfff….

  8. RPL 26 juin 2010 à 19h34 #

    J’ai franchement ri de bon coeur ! Intelligent et sarcastique, brillant et bien dit ! Et pourtant, moi, j’aime bien François Mitterrand – moins son neveu de ministre, mais ça, c’est une autre histoire…

    Désormais, je suis votre blogue, il rend heureux :-)

  9. Anon 10 mai 2011 à 8h55 #

    Pour compléter le cours d’histoire, cet excellent article paru dans le Figaro il y a 4 ans, hélas plus en ligne :

    1936-1981 : le parallélisme de l’échec, par Henri Amouroux

    15/10/2007 | Mise à jour : 18:37 |

    Et si nous parlions de l’après-10 mai 1981 ? Du 21 mai, par exemple, onze jours seulement après le triomphe. Dans une mise en scène signée Jack Lang, François Mitterrand, dévotement suivi de la foule des fidèles, des ralliés et de la multitude des « insectes du pouvoir », avance lentement vers le Panthéon. Mais, dans la voiture qui l’a conduit des Champs-Elysées jusqu’à l’entrée de la rue Soufflot, de quoi lui a parlé Pierre Mauroy, son tout neuf premier ministre ? De la dégringolade du franc ; de l’« évaporation » du quart de nos réserves en dollars ; de la hausse brutale du taux d’intervention de la Banque de France, passé de 13,50 % à 20 % ; du crédit à la consommation qui, pour les ménages, atteint désormais 28 % ; de l’effondrement des valeurs françaises, bradées d’ailleurs lorsqu’il s’agit des nationalisables ; de la fuite des capitaux étrangers et du débat qui, au sein du gouvernement en formation, oppose Michel Rocard, favorable au flottement du franc, donc à une dévaluation immédiate, à Jacques Delors, qui, le lendemain, aura charge des Finances, partisan, lui, de la défense de notre monnaie et de son maintien dans le système européen. Que dire à Jacques Delors ; à Renaud de La Genière, gouverneur de la Banque de France ; à Jean-Yves Haberer, directeur du Trésor ; à Pierre Bérégovoy, secrétaire général de l’Elysée, « conviés », en fin d’après-midi, à Matignon, pour connaître, avec le choix du président de la République, la politique qu’il leur faudra mettre en oeuvre ?

    La réflexion de François Mitterrand est brève. A Pierre Mauroy, il dit : « On ne salue pas la victoire de la gauche par une dévaluation (1). » Une dévaluation ?… Il y en aura trois en moins de deux ans. Comme il y en avait eu trois, en deux ans et demi, après la victoire du Front populaire et l’arrivée au pouvoir de Léon Blum en mai 1936.

    Dans son premier discours de président de la République, François Mitterrand avait évoqué ces millions d’hommes et de femmes qui, deux siècles durant, avaient façonné l’histoire de France « sans y avoir accès autrement que par de brèves et glorieuses fractures de notre société » : 1789, 1848, 1871, peut-être, mais surtout 1936, référence capitale d’une équipe et de son chef qui vivaient dans le romanesque des références politiques en se moquant de la complexité des références économiques. Mitterrand et la gauche étaient fascinés par 1936. Fascination pour fascination, on a le droit d’être fasciné par le parallélisme de l’échec.

    Entre la victoire du Front populaire et la première dévaluation, il se passe cinq mois ; cinq mois également entre la victoire de Mitterrand et la dévaluation d’octobre 1981. La deuxième dévaluation du Front populaire est de juillet 1937 : dix mois après la première. Mitterrand-Mauroy-Delors ont marché un peu plus vite : neuf mois seulement entre la première et la deuxième dévaluation, celle du 12 juin 1982, alors que vient de s’achever ce fastueux sommet de Versailles où cent saxophonistes, déguisés en tritons et baignant à mi-corps dans le bassin de Neptune, avaient indéfiniment répété les mêmes quatre notes mélancoliques dont ceux qui les entendaient ne pouvaient soupçonner qu’elles scandaient les quatre drames économiques du moment : inflation à 14 % ; déficit record du commerce extérieur ; hausse presque quotidienne du dollar ; hémorragie des réserves de la Banque de France.

    Entre la deuxième et la troisième dévaluation du Front populaire (Chautemps a remplacé Blum à Matignon), onze mois. Neuf mois seulement entre la deuxième et la troisième dévaluation Mitterrand-Mauroy, le 21 mars 1983. Et, cerise sur ce triste gâteau, quelques jours plus tard, Jacques Delors annonce un plan d’austérité qui, entre autres mesures augmentation des impôts et emprunt forcé , interdit pratiquement aux Français de sortir de France puisque, pour l’année entière, ils ne peuvent obtenir que l’équivalent de 2 000 francs en devises et 1 000 francs en billets français ! C’était du jamais vu depuis la guerre. Un an plus tôt ils avaient droit à 5 000 francs par voyage…, deux ans plus tôt à l’équivalent de 7 000 francs, dix ans plus tôt à l’équivalent de 20 300 francs ! Et les cartes de crédit étaient utilisables, alors que le gouvernement Mauroy les interdisait, sauf pour les déplacements professionnels. Sans doute le ministère de l’Economie avait-il, discrètement, décidé que les pèlerins pour La Mecque auraient droit à une allocation de 10 000 francs, mais cela ne consolait pas ceux qui, aimant Venise, Londres, Salzbourg, savaient que 1 000 francs par jour ne suffisaient pas toujours à couvrir les dépenses courantes (2). Pour justifier ce qu’il appelait, en mars 1983, un « approfondissement de la rigueur de 1982 », Jacques Delors, qui avait dû reconnaître l’aggravation du déficit du commerce extérieur, déclarait : « On ne peut pas, à la fois, souhaiter la rigueur et se plaindre quand elle arrive. » Mais qui avait souhaité la rigueur ? Les Français ? C’est une plaisanterie ! Et dans quelle proposition parmi les cent dix du candidat Mitterrand se trouvait-elle inscrite ? Dans aucune, certes, mais beaucoup en étaient grosses.

    Au cours du face-à-face télévisé qui avait mis aux prises, avant le 10 mai, Giscard d’Estaing et Mitterrand, le président de la République avait dit à son adversaire : « Si vous être élu, le chômage augmentera. Pourquoi ? A cause des mesures que vous prendrez. » Raymond Barre, étant pour quelques jours encore premier ministre, le nombre des chômeurs, en données observées, s’élevait à 1 645 000. En août 1981, François Mitterrand, président de la République, Pierre Mauroy, premier ministre depuis quatre mois à peine, Jean Auroux, ministre du Travail, annoncera honnêtement que « la barre des 2 millions de chômeurs sera malheureusement atteinte avant la fin de l’année ». Elle allait l’être en octobre ! Dans son débat avec Mitterrand, Valéry Giscard d’Estaing n’avait pas utilisé un argument électoral. Il avait mis en avant un raisonnement. Comme Raymond Barre le fera le 25 septembre 1981, lorsqu’il déclarera (3) que « les décisions annoncées ou mises en oeuvre menacent l’avenir et le sort des Français ». Dans Le Monde et dans Le Nouvel Observateur, eux-mêmes, des journalistes économiques : Vernholes, Fabra, Priouret, plus lucides et mieux informés que les politiques, avaient, au lendemain du 10 mai, déjà dénoncé l’absence de tout calendrier sérieux pour l’étalement des réformes, et s’étaient demandé comment (par qui, on le savait) serait payé ce que Vernholes, avec quelque ironie, appelait les « gratifications » : 100 milliards de francs 1982 de dépenses nouvelles… en attendant la suite.

    Victorieux, le Front populaire, après avoir empilé ses projets sans étude ni réflexion suffisantes, avait fait voter en 63 jours 133 lois parmi lesquelles il s’en trouvait de bonnes mais aussi de détestables, comme ce texte qui interdisait les heures supplémentaires dans les usines d’armement alors qu’au vu et au su de tout le monde l’Allemagne hitlérienne préparait ardemment la guerre… En 1981, François Mitterrand et Pierre Mauroy auraient eu scrupule à marcher moins vite et à faire moins de sottises que leurs prédécesseurs. Dans un climat parfois proche de l’hystérie (on se souvient de Paul Quilès reprochant à Robespierre son laxisme du 8 Thermidor ; de Laignel pour lequel on avait « juridiquement tort » dès lors qu’on était « politiquement minoritaire » ; de Mermaz exigeant une « télévision du changement »), le gouvernement Mauroy allait faire adopter des textes et des lois dont trop peu avaient été étudiés dans leurs conséquences.

    Le 13 février 1937, les réalités ayant, comme il se doit, balayé les illusions et les mensongères promesses électorales, Léon Blum annonçait aux fonctionnaires mécontents qu’un « temps de pause (était) nécessaire ». Le 29 novembre 1981, sur RTL, Jacques Delors dira tout haut ce qu’il murmurait depuis plusieurs semaines : « Mon opinion personnelle est claire. Il faut une pause dans l’annonce des réformes. » Pierre Mauroy, parlant à Grenoble le lendemain, lui fera rentrer le mot « pause » dans la gorge. « Les réformes et le changement annoncé par le président de la République » allaient se poursuivre… jusqu’à ce mois de mars 1982 où le gouvernement socialiste invitera l’austérité au foyer des Français.

    Jacques Delors a dit un jour : « On ne recommencera pas 1981. » Il eût été préférable de ne pas le commencer. Et, aujourd’hui, en prenant conscience des conséquences dont la nation paie toujours le prix, il n’y a pas lieu d’applaudir.

    * Membre de l’Institut.
    (1) La phrase a été rapportée par Pierre Mauroy dans son livre C’est ici le chemin.
    (2) Estimées par le magazine américain International Management Europe à 950 francs par jour à Paris, à 1 200 francs à New York, à 1 500 francs au Nigeria, pour un voyage d’affaires, il est vrai. Cf. Le Monde, 30 mars 1983.
    (3) Journal Rhône-Alpes.

  10. Melissa Ricks 6 octobre 2011 à 7h50 #

    Entre la victoire du Front populaire et la première dévaluation, il se passe cinq mois

  11. Bertrand 28 mars 2012 à 23h33 #

    … no coment … vu la merde qu’il a laissé derrière lui …


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